



Re-trouvailleries
Duo Percepts
Thomas Gobert (saxophones)
David Joignaux (percussions)
Stéphane Gallet (mise en scène).
Le spectacle Re-trouvailleries marque les retrouvailles, après ces années particulières, de Thomas Gobert et David Joignaux avec le public pour une heure de délires où l’absurde le dispute à la poésie. Re-trouvailleries, c’est aussi un anniversaire puisque cela fait vingt ans maintenant que les deux musiciens travaillent ensemble tous azimuts, entre créations et improvisations, théâtre et musique.
Pour le public, ce sera un anniversaire pas comme les autres puisque leurs deux personnages clownesques ne pourront que faire dérailler la soirée…
Onomatopées, tics de langage et mots incompréhensibles plein la bouche, gestes outranciers, adroite maladresse et corps en déséquilibre parfait, tout concourt à faire musique à grand renfort d’objets détournés et d’instruments cachés, tout tend, dans un décor désuet mais poétique, vers une sorte d’onirisme théâtral…
Il fallait deux virtuoses pour interpréter ces textes théâtraux et ces morceaux musicaux. Je me suis efforcé de saupoudrer de gags la mise en scène pour faire de ce spectacle un spectacle drôle et accessible à tous, petits et grands.
Stéphane Gallet, metteur en scène
Diplômé des classes de Claude Delangle (saxophone) et de Jens Mac Manama et Lazlo Hadady (musique de chambre) au Conservatoire de Paris (CNSMD), Thomas Gobert s’est illustré dans différents concours (FNAPEC, UFAM, Avant-Scènes, Concours international Adolphe Sax) et a participé à de nombreux projets de création. Il s’est notamment produit en Europe : France (Cité de la Musique), Suisse, Angleterre, Irlande (Congrès de musique électronique), Pays-Bas, Allemagne et en Asie : Chine, Taiwan en tant que concertiste, chambriste, mais aussi conférencier et pédagogue. Il a également joué avec différents orchestres (Opéra national de Paris-Bastille, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre National des Pays de la Loire, Orchestre Poitou-Charentes…). Ces différents projets musicaux l’ont amené à explorer autant les musiques classiques que contemporaines, ou encore improvisées.
Enseignant au Conservatoire à rayonnement départemental de La Roche-Sur-Yon, institution dans laquelle il anime des cours de saxophone, improvisation, ensembles instrumentaux, il accorde une grande place à la pédagogie qu’il nourrit de son activité artistique. Il anime régulièrement des classes de maître dans différentes institutions. Il intervient en parallèle depuis plusieurs années au sein du pôle Aliénor de Poitiers, pôle d’enseignement supérieur professionnalisant, en musique d’ensemble.
Diplômé en percussion et musique de chambre dans les classes de Michel Cerruti et Hae-Sun Kang au Conservatoire de Paris (CNSMD), David Joignaux est un musicien éclectique, formé aux multiples écoles de la percussion. Lauréat du Concours international de timbales de Lyon, il en remporte également le prix de la meilleure interprétation de Récit (Heinz Holliger), dont c’est alors la création mondiale. Il se produit au sein d’orchestres nationaux (Rouen, Bordeaux, Lille, Orchestre national d’Île-de-France) et joue également sur des instruments d’époque (Le Concert de la Loge, Les Arts Florissants, Orchestre des Champs-Elysées, Les Talens Lyriques, Les Musiciens du Louvre, Le Centre de Musique Baroque de Versailles etc.). Il interprète la musique contemporaine en soliste et en formation de musique de chambre. Il compose des musiques de spectacles (Compagnies Pseudonymo et Gracioso Crépuscule, avec laquelle il crée en 2021 Le Roi s’amuse) et aborde les univers du jazz, de la pop, des musiques traditionnelles…
Son jeu s’épanouit à la timbale, mais aussi aux claviers, à la batterie, aux percussions digitales. Une multitude de genres se combinent ainsi, comme autant de reflets personnels qui enrichissent son art.
David Joignaux intervient régulièrement en clases de maître seul ou avec le duo Percepts. Il a été formateur au Jeune Orchestre Atlantique, est formateur de la classe d’orchestre des Talens Lyriques et en lycées professionnels avec le Hip Baroque Choc sous la houlette du Concert de la Loge.
Quelques (trop longues) années après son dernier passage, qui l’avait vu partager l’affiche avec son ami Soïg Sibéril, Tony Mc Manus retrouve le chemin de la Bretagne pour notre plus grand plaisir.
Guitariste écossais internationalement salué pour sa virtuosité et la finesse de ses arrangements, il se fait d’abord connaître (et reconnaître) pour sa maîtrise de la musique celtique. Il met également très tôt sa qualité d’interprétation au service d’autres répertoires traditionnels, du jazz ou encore de la musique classique, à qui il consacre l’album Mysterious Boundaries.
Au cours de ses trente ans de carrière, en infatigable artisan de la route, il multiplie les dates et les collaborations, dont certaines se prolongent sur disque comme sur scène (Alain Genty, Alasdair Fraser, Beppe Gambetta, Julia Toaspern, Men of steel…). Il partage également les secrets de son incroyable technique instrumentale au sein de vidéos pédagogiques, stages et masterclasses ou cours particuliers. Mais si sa discographie gagne à être découverte, c’est avant tout sur scène que Tony déploie toute la mesure de son talent et de sa sensibilité, et c’est un de ces moments que nous sommes heureux de pouvoir vous faire partager aujourd’hui.
En tirant un langage unique mais universel de l’instrument le plus omniprésent qui soit, la guitare acoustique, Tony McManus a à la fois étendu et transcendé les limites de la musique celtique contemporaine.
Classé par ses pairs et prédécesseurs parmi les plus grands guitaristes de tous les temps,
son jeu diaboliquement agile et éblouissant d’originalité puise dans les traditions de toute la diaspora celtique – Écosse, Irlande, Bretagne, Galice, Asturies, Cap-Breton, Québec – ainsi que dans des influences encore plus variées, comme le jazz et la musique d’Europe de l’Est.
Longtemps applaudi pour sa capacité étonnante à transposer sur ses six cordes l’ornementation délicate et complexe caractéristique des airs de cornemuse ou de violon traditionnels – voire les phrasés d’un chant gaélique –, McManus est de plus en plus reconnu comme une figure pionnière reliant la musique celtique à d’autres genres de guitare.
Né en 1965 à Paisley, près de Glasgow, son nom de famille hérité d’un grand-père irlandais, McManus a découvert la musique traditionnelle grâce à la collection de disques familiale. Après avoir d’abord essayé le violon, le sifflet et la mandoline, il a commencé la guitare à dix ans, bien que ses penchants académiques l’aient conduit à la moitié d’un doctorat en mathématiques avant que la musique ne l’emporte. Après s’être rapidement fait un nom comme accompagnateur d’une fluidité et d’une sensibilité inhabituelles, il s’est lancé en solo avec un triomphal concert sur la grande scène lors de la soirée de clôture du tout premier festival Celtic Connections de Glasgow en 1994, en première partie de Capercaillie devant un public de 2 500 personnes.
Au fil des ans, Tony a enregistré un catalogue éblouissant d’albums, en solo ou avec des amis, offrant une richesse artistique et une performance qui évoquent l’imaginaire et les thèmes de la musique traditionnelle celtique, tout en intégrant des influences venues des quatre coins du monde.
Programme
Graciane Finzi – L’Existence du possible
Francis Poulenc – Sinfonietta
Jean-Philippe Rameau, Jean-Féry Rebel – Symphonie cosmique, extraits d’opéras et de ballets
Si Jean-Philippe Rameau n’a pas vraiment écrit de Symphonie Cosmique, Nicolas Ellis a tout de même construit, en choisissant avec dextérité divers extraits de ballets et d’opéras du grand compositeur français de l’époque baroque, une vaste fresque en quatre mouvements évoquant la création du monde, les saisons, la terre, le vent, les orages, et même le temps. Un cinquième mouvement, retour à l’interstellaire, dessine lui l’explosion d’une supernova et fait appel à une pièce de Jean-Féry Rebel, le Chaos, extraite de ses Éléments.
L’architecture pensée ici fonctionne donc comme une narration, et les contrastes entre les morceaux tracent une ligne narrative qui refuse l’ennui. Ainsi, et par exemple, après l’ouverture de Zaïs peignant le débrouillement du chaos et le choc des éléments, vient la sublime, douce et mélancolique Entrée pour les Muses, les Zéphyres, les Saisons, les Heures et les Arts tirée du dernier chef-d’œuvre de Rameau, l’opéra Les Boréades. Suivent des extraits des Fêtes d’Hébé, de Dardanus, des Indes Galantes…
Cette seconde partie succèdera à une première où la compositrice contemporaine Graciane Finzi, en son œuvre L’Existence du possible, semble poser les mêmes questions : « Le tout début de cette pièce pour orchestre essaie de décrire ce que nous pourrions appeler […] Avant la naissance du monde. C’est évidemment une question sans réponse mais qui a existé justement avant la première note qui a jaillit de ma pensée.»
Toute en légèreté, la colorée et rythmée Sinfonietta de Francis Poulenc apporte dans ce programme son contrepoint d’énergie, non sans évoquer la suspension du temps dans son troisième mouvement, Adagio Cantabile, si évanescent.
NICOLAS ELLIS, Directeur musical
« L’Orchestre [national de Bretagne] dynamisé par l’arrivée du jeune chef canadien en directeur musical participe ainsi pleinement à cette soirée enchantée, longuement ovationnée par le public conquis. » – Olyrix
« Nicolas Ellis, directeur musical de l’Orchestre national de Bretagne […] concocte un bouillon crépitant d’ingrédients multiples, qui met le doigt sur les trouvailles d’écriture.» – Opera Online
C’est dans cet esprit que Nicolas Ellis développe un projet artistique ambitieux, profondément ancré dans son territoire et résolument ouvert sur le monde. Ayant rapidement tissé avec les musiciennes et les musiciens de l’Orchestre une relation fondée sur l’excellence, l’exigence, la proximité et le partage, le chef et l’Orchestre ont récemment pu en démontrer toute la vitalité auprès de plus d’un million de téléspectateurs et d’auditeurs, à l’occasion de la 33e édition des Victoires de la Musique Classique, qui s’est tenue à Brest.
Nicolas Ellis a commencé à imprimer son empreinte artistique à travers une multitude de projets, allant de la musique traditionnelle québécoise à des partenariats fédérateurs, comme récemment avec Le Songe d’une nuit d’été, en collaboration avec le Théâtre National de Bretagne. Nicolas Ellis se distingue par une curiosité qui dépasse les frontières stylistiques.
Lors de la saison 2026-2027, il dirigera notamment l’Orchestre dans de grandes œuvres du répertoire, telles que la Première Symphonie de Johannes Brahms ou Roméo et Juliette de Piotr Ilitch Tchaïkovski, tout en mettant l’accent sur de grandes compositrices, d’Emilie Mayer à Mel Bonis, jusqu’à la création d’un nouveau Concerto pour clarinette de la compositrice associée à l’Orchestre, Golfam Khayam.
ormé au Canada, Nicolas Ellis est également directeur artistique de l’Orchestre de l’Agora, un véritable laboratoire dédié à de nouvelles formes de concert et de médiation. Il y met sur pied des projets de création musicale auprès d’adolescents confrontés à des défis de santé mentale, une série de concerts mensuels en milieu carcéral, ainsi que le Gala de la Terre, un événement servant de levée de fonds pour l’organisme environnemental «Conservation de la nature Canada». En tant que chef invité, il dirige notamment les orchestres symphoniques de San Francisco, Vancouver, Sydney, Hambourg, ainsi que l’Orchestre de chambre de Paris.
C’est dans la relation qu’il construit avec l’Orchestre national de Bretagne que son engagement artistique trouve aujourd’hui un terrain d’expression particulièrement fécond. Il y prend un immense plaisir à imaginer les saisons à venir et à mesurer l’impact important que l’Orchestre peut avoir sur son territoire et auprès de tous ses publics.
L’ORCHESTRE NATIONAL DE BRETAGNE
Né en 1989 d’une ambition collective développée par la Région Bretagne, la Ville de Rennes – Rennes Métropole, le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne, avec le soutien des conseils départementaux d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, l’Orchestre national de Bretagne fait rayonner la musique symphonique en Bretagne et bien au- delà depuis plus de trente-cinq ans.
Sous la direction musicale de Nicolas Ellis depuis septembre 2024, l’Orchestre se distingue par la qualité de ses interprétations et la richesse de sa programmation. Porté par des musiciens et musiciennes passionnés, il propose un répertoire large et vivant, où les grands chefs-d’œuvre côtoient les créations d’aujourd’hui. Labellisé « Orchestre national en région » en 2019, il est récompensé pour son engagement en faveur de la diffusion de la musique orchestrale.
Bien plus qu’un orchestre, l’Orchestre national de Bretagne est surtout un acteur culturel engagé, animé par un projet artistique et citoyen insufflé par Julia Dehais, administratrice générale depuis janvier 2026. Ancré dans son territoire, l’Orchestre multiplie concerts, rencontres et actions culturelles visant à rendre la musique accessible à toutes et tous, des grandes agglomérations aux plus petites communes.
L’Orchestre se distingue également dans le paysage national pour son excellence et son dynamisme, à l’image de sa participation aux 33e Victoires de la Musique Classique, à Brest, en mars 2026.
Fidèle à son esprit d’ouverture, l’Orchestre se produit sur les scènes internationales. Il a notamment renforcé ses liens avec le BBC National Orchestra of Wales, afin de partager pratiques et programmes artistiques. Ces échanges fructueux ont notamment conduit les deux orchestres à se produire dans le cadre des prestigieux BBC Proms au Royal Albert Hall de Londres en août 2025.
L’Orchestre national de Bretagne affirme ainsi un projet artistique vivant, ouvert et résolument tourné vers les publics.
L’Orchestre national de Bretagne est financé par la Région Bretagne, la Ville de Rennes – Rennes Métropole, le Ministère de la Culture – DRAC Bretagne, avec le soutien des conseils départementaux d’Ille-et- Vilaine et du Morbihan.

L’élargissement du répertoire de la harpe, à travers la transcription de musique ancienne et la création contemporaine, constitue le terrain de jeu favori de la harpiste Constance Luzzati. Poursuivant le travail amorcé dans le cadre de son doctorat d’interprète concernant la transcription pour harpe du répertoire de clavecin français du XVIIIème siècle, elle a ainsi adapté à la harpe les œuvres pour clavecin de Rameau, Couperin, Royer, Forqueray, Duphly, Scarlatti et Bach. Enharmonique (2023), album solo consacré à Rameau et Jupiter (2024) sont salués par la critique, de Classica à Télérama et Médiapart. « On l’aura compris, voici un album absolument étonnant, remarquable autant par l’originalité de sa conception que l’excellence de sa réalisation. Cette petite heure passée en compagnie de Constance Luzzati – mais aussi de Caroline Delume – et de ces maîtres français du clavecin et de la viole nous convainc autant qu’elle nous ensorcelle, offrant une démonstration magistrale de l’évidence d’adopter ce répertoire à la harpe. » (Stefan Wandriesse, Baroquiades).
Dédicataire des œuvres pour harpe seule de Bruno Mantovani et Édith Lejet, elle crée en 2023-24 les œuvres de Vincent Trollet et Josephine Stephenson, avec l’ensemble Regards et le Trio Haydée. Elle a enregistré récemment La montagne magique (Cascavelle, 2023) avec le quatuor Lontano et Charlotte Sohy, compositrice de la Belle-Époque (La boîte à pépites, 2022) avec la flûtiste Mathilde Calderini et le quatuor Hermès.
Constance Luzzati a eu l’occasion de faire partager au public ses répertoires favoris en soliste à Paris (Philharmonie, Maison de la Radio, Petit Palais), dans les festivals français (Un temps pour elles, Musicales d’Assy, Folles journées de Nantes, Flâneries de Reims, Festival de Besançon), ainsi qu’à l’étranger (Europe, Japon, États-Unis). Lauréate de six concours internationaux, elle a en France été distinguée par les Avant-scènes (CNSMDP), Cultures France, la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet et le prix Tissier-Grandpierre.
Le claveciniste Kenneth Weiss et les harpistes Isabelle Moretti, Germaine Lorenzini et Mara Galassi ont été ses mentors, notamment au CNSMDP où, avant le 3e cycle de harpe, elle a obtenu les prix de harpe, musique de chambre, histoire de la musique, analyse, culture musicale et esthétique.
Elle enseigne l’histoire de la musique au Conservatoire de Paris – CNSMDP depuis 2021. Ancienne élève du cours d’art dramatique Florent, elle a intégré les mises en scène d’Emmanuel Demarcy-Motta et Jacques Vincey, et créé des spectacles associant musique, texte et arts du cirque, dont la Volière magique (2023), pour harpe et corde lisse. On l’a entendue les deux précédentes années à la Philharmonie de Paris, au Théâtre des Bouffes du Nord, au Musée d’Orsay, à l’Atelier lyrique de Tourcoing, à la Maison de la Culture à Grenoble, à la Chapelle de la Trinité à Lyon, au Théâtre Montansier à Versailles, mais également sur les ondes de France Musique et Radio Classique.
Programme
Astor Piazzolla (1921-1992) – Las Cuatro Estaciones Porteñas (Les Quatre Saisons de Buenos Aires).
1 – Verano Porteño (été) 1965
2 – Otoño Porteño (automne) 1969
3 – Primavera Porteña (printemps) 1970
4 – Invierno Porteño (hiver) 1970
Alexandros Markeas (1965) – La Cinquième Saison (inspirée des Quatre saisons de Vivaldi)
Commande du festival « Atmosphère » de Courbevoie le 16 septembre 2015
Conception : Ensemble DodéKa
Musiques : Alexandros Markeas, Astor Piazzolla
Interprètes : Blandine Pruvot-violon solo, Marianne Devos, Catherine Bou Debroucker, Ariane Lysimaque, Gaëlle Deblonde, Laurent Daurelle, Anne Derex, Soizic Chevrant, Anne-Claude Moquet, Philippe Blard.
Mise en scène, lumière et régie générale : Juliette Mougel
Durée: 1h
À propos de l’Ensemble DodéKa
Crée en 2018, l’Ensemble DodéKa réunit 12 musiciens à cordes,12 personnalités aux visages multiples sous l’égide de leur violon solo Blandine Pruvot. Basé en Seine-et-Marne, l’orchestre joue par cœur et sans chef afin de se libérer de la partition et pouvoir se mettre en scène. En formation complète comme en musique de chambre l’ensemble aborde un répertoire allant de l’époque baroque à nos jours et dédie une partie de sa programmation aux compositeurs du XXème siècle.
L’orchestre développe un projet unique: au-delà de la recherche passionnante d’une interprétation collective, il se met en scène et s’associe à des chorégraphes, danseurs, et metteurs en scène afin de laisser l’imaginaire du public prendre toute sa place.
Les mots de la metteur en Scène :
« À une époque où nous questionnons collectivement notre rapport à la nature qui semble menacée, à cette magie du vivant qui nous entoure et dont nous faisons partie, le spectacle Les Saisons permet, à travers la musique et le théâtre de donner à voir et à entendre la nature dans sa musicalité, dans son rythme incessant.
La Cinquième Saison d’Alexandros Markeas et les Quatre Saisons de Piazzolla parviennent à nous faire écouter le rythme du monde, nous rappelant ainsi comme il est précieux, de prendre le temps de l’écoute et de la contemplation.
Dix instrumentistes découvrent leur environnement, leur espace de jeu : la scène. Un arbre est posé là, il semble bricolé, fait de bric et de broc. Petit à petit une sorte de dialogue s’instaure entre l’arbre et les musiciens qui le découvrent, curieux, émerveillés. Par la musique, ils donnent vie à cet arbre dans une communion qui a quelque chose de magique. Un jeu va se créer; une danse endiablée, une joie, une célébration mais qui semble aussi parfois se transformer en une danse conflictuelle entre eux. Ils tentent de trouver leur place, tous ensemble mais aussi chacun par rapport aux autres.
Métaphore d’un rapport au monde, à la nature, mais aussi d’un rapport à soi et à l’autre. Ici, l’espoir c’est la musique, c’est ce qui les rassemble, les unit, les fait parler d’une même voix.
Dans le travail de mise en scène, nous avons cherché à trouver et à retranscrire les mouvements, les images, les sensations qui étaient présents à l’écoute des Quatre Saisons de Piazzolla ainsi que de La Cinquième saison de Markeas.
Retranscrire à travers la chorégraphie des corps dans l’espace les moments de tension, comme les moments d’apaisement, de langueur, de nostalgie qui sont présents dans ces morceaux. La musique est pleine d’images et nous cherchons ici à leur donner vie, leur donner corps afin de mieux les transmettre et de développer, chez chacun, l’imaginaire qui naît de l’écoute de ces pièces. »
Juliette Mougel
Blandine Pruvot – Violon Solo.
En 2018, Blandine s’investit dans le rôle de violon solo de DodéKa, et donne à l’ensemble un nouveau souffle, une direction musicale originale.
Ce qui la caractérise c’est d’abord une énergie débordante, canalisée par une connaissance pointue des différentes esthétiques musicales et une bienveillance qui fédère. Issue d’une famille de musiciens, elle pratique le répertoire de l’ensemble à cordes depuis son enfance.
Sa virtuosité dans les 4 Saisons de Piazzolla prouve à ceux qui ne la connaissent pas encore, la précision de sa technique et l’inventivité de sa pensée musicale.
Gilles Apap, lui-même ne s’y est pas trompé en l’appelant à rejoindre son ensemble « Apap string folies». Si plusieurs orchestres lui demandent régulièrement d’occuper le poste de violon solo, elle reste néanmoins disponible à ses élèves du CRD de Montreuil en tant que professeur PEA.

Deux routes qui serpentent chacune en divers paysages se rejoignent le temps d’un concert : celles d’une interprète incontournable du répertoire oral traditionnel de Bretagne et d’un instrumentiste à vent, un pied dans la musique classique d’hier et d’aujourd’hui et l’autre dans le jazz et les musiques improvisées.
D’abord, poser sur la table le contenu des bagages respectifs : une cueillette de gwerzioù où des personnages sautent d’une histoire à l’autre, et où le fameux marquis de Poncallec devient tantôt proie, tantôt prédateur ; des soli pour flûte traversière baroque de Telemann et C.P.E Bach, contemporains dudit marquis ; des portraits musicaux d’anciens dieux païens composés par Benjamin Britten et Charles Koechlin ; des amoureux qui se sauvent la vie in extremis ; un soliloque de Giacinto Scelsi ; des oiseaux saisis par Olivier Messiaen dans un ciel en suspens… Et de la gavotte, évidemment, pour les pieds et pour le cœur.
Ensuite, prendre le temps d’accorder les souffles, d’assembler, défaire, réajuster, de combiner lignes, timbres et époques afin d’élaborer un nouvel organisme sonore, simple, évident…
Et puis improviser, pour poursuivre sur l’instant le dialogue ouvert entre les pièces, pour raccourcir les distances, pour éclairer de nouveaux espaces.
Initiée par Pierre Stéphan, la conversation a eu lieu pour la première fois en public lors d’un concert ouvrant la saison musicale 2023-2024 du Chemin Des Ânes, à l’église de St-Jean-du-Doigt dont l’ample réverbération était comme un troisième interlocuteur. Ce sera une constante à chaque reprise : si nourri soit-il, si plein d’une foule de voix illustres et anonymes et de la passion de deux créateurs interprètes, l’échange reste ouvert à ce que peuvent vouloir dire le lieu et le moment.
Considérée comme une des plus grandes voix de la musique bretonne actuelle, Marthe Vassallo est aussi quelqu’un avec qui il faut s’attendre à tout : un récital de gwerzioù a cappella, un Stabat Mater, une improvisation au fond des bois, une lecture de Jane Austen, un fest-noz, une fantaisie où Tom Waits croisera Rossini… Et des chansons – en breton, en français, en anglais – dont elle signe les paroles et parfois les musiques.
Voyageuse et rigoureuse, effaçant les frontières entre interprétation et création, elle apporte à chaque musique l’expérience acquise dans les autres : un goût et une conscience aigue du timbre, du corps, du verbe, du rythme, de l’oral et de l’écrit, du savant et du populaire. Et avant tout une joie tantôt grave, tantôt goguenarde, simplement d’être là, de chanter, de dire, d’écrire.
Baptiste Boiron est un compositeur et interprète (saxophone, clarinette) breton, nourri par les rencontres et les échanges artistiques.
Il a étudié la composition avec Jean-Yves Bosseur et a suivi les conseils de Yves Krier, Gérard Pesson, Alain Bioteau, Jonathan Harvey, Georges Aperghis, Bernard de Vienne et Roger Tessier. Il a reçu des commandes de divers ensembles et festivals.
En tant qu’interprète, il se forme dans différents conservatoires en France et obtient un Master de performance à l’université de Western Ontario (Canada). Il a fondé l’Ensemble Chrysalide, où il collabore avec de nombreux compositeurs et musiciens, se confronte aux arts plastiques, à l’improvisation et aux musiques traditionnelles de Bretagne. Il crée en 2020 un trio avec Bruno Chevillon et Frédéric Gastard, et travaille avec différents artistes : Médéric Collignon, Hélène Labarrière, Marthe Vassallo…
Ses résidences au château de Kerguéhennec en 2020 ou à la maison des Arts de Baud en 2024 lui offrent des conditions propices pour composer (cycle de pièces pour orgue baroque et triptyque de musique de chambre en écho à l’œuvre du peintre Pierre Tal Coat créé au festival KLASIK).
L’installation de Baptiste Boiron en centre Bretagne éveille en lui le désir d’en découvrir la culture. Il apprend donc la langue bretonne et s’immerge dans le répertoire de danses et musiques traditionnelles, afin de comprendre de l’intérieur ce langage oral riche d’expression et d’histoire. Cet ancrage ouvre de nouveaux horizons à son parcours musical toujours en mouvement.

Re-trouvailleries
Duo Percepts
Thomas Gobert (saxophones) et David Joignaux (percussions)
Stéphane Gallet (mise en scène).
Le spectacle Re-trouvailleries marque les retrouvailles, après ces années particulières, de Thomas Gobert et David Joignaux avec le public pour une heure de délires où l’absurde le dispute à la poésie. Re-trouvailleries, c’est aussi un anniversaire puisque cela fait vingt ans maintenant que les deux musiciens travaillent ensemble tous azimuts, entre créations et improvisations, théâtre et musique.
Pour le public, ce sera un anniversaire pas comme les autres puisque leurs deux personnages clownesques ne pourront que faire dérailler la soirée…
Onomatopées, tics de langage et mots incompréhensibles plein la bouche, gestes outranciers, adroite maladresse et corps en déséquilibre parfait, tout concourt à faire musique à grand renfort d’objets détournés et d’instruments cachés, tout tend, dans un décor désuet mais poétique, vers une sorte d’onirisme théâtral…
Il fallait deux virtuoses pour interpréter ces textes théâtraux et ces morceaux musicaux. Je me suis efforcé de saupoudrer de gags la mise en scène pour faire de ce spectacle un spectacle drôle et accessible à tous, petits et grands.
Stéphane Gallet, metteur en scène
Diplômé des classes de Claude Delangle (saxophone) et de Jens Mac Manama et Lazlo Hadady (musique de chambre) au Conservatoire de Paris (CNSMD), Thomas Gobert s’est illustré dans différents concours (FNAPEC, UFAM, Avant-Scènes, Concours international Adolphe Sax) et a participé à de nombreux projets de création. Il s’est notamment produit en Europe : France (Cité de la Musique), Suisse, Angleterre, Irlande (Congrès de musique électronique), Pays-Bas, Allemagne et en Asie : Chine, Taiwan en tant que concertiste, chambriste, mais aussi conférencier et pédagogue.
Diplômé en percussion et musique de chambre dans les classes de Michel Cerruti et Hae-Sun Kang au Conservatoire de Paris (CNSMD), David Joignaux est un musicien éclectique, formé aux multiples écoles de la percussion. Lauréat du Concours international de timbales de Lyon, il en remporte également le prix de la meilleure interprétation de Récit (Heinz Holliger), dont c’est alors la création mondiale. Il se produit au sein d’orchestres nationaux (Rouen, Bordeaux, Lille, Orchestre national d’Île-de-France) et joue également sur des instruments d’époque (Le Concert de la Loge, Les Arts Florissants, Orchestre des Champs-Elysées, Les Talens Lyriques, Les Musiciens du Louvre, Le Centre de Musique Baroque de Versailles etc.). Il interprète la musique contemporaine en soliste et en formation de musique de chambre. Il compose des musiques de spectacles (Compagnies Pseudonymo et Gracioso Crépuscule, avec laquelle il crée en 2021 Le Roi s’amuse) et aborde les univers du jazz, de la pop, des musiques traditionnelles… Son jeu s’épanouit à la timbale, mais aussi aux claviers, à la batterie, aux percussions digitales. Une multitude de genres se combinent ainsi, comme autant de reflets personnels qui enrichissent son art.
David Joignaux intervient régulièrement en clases de maître seul ou avec le duo Percepts. Il a été formateur au Jeune Orchestre Atlantique, est formateur de la classe d’orchestre des Talens Lyriques et en lycées professionnels avec le Hip Baroque Choc sous la houlette du Concert de la Loge.
L’intimité de la musique de chambre, la puissance d’un petit orchestre. Sextuor unique en son genre, Saxback est un cocktail d’instruments à vents (presque) tous nés du génie inventif d’Adolphe Sax – saxophones, saxhorn et clarinettes. Cet ensemble atypique de bois et de cuivre interprète aussi bien des transcriptions de Bach, Prokofiev, Debussy ou Bernstein que des œuvres composées sur mesures, faisant appel à des compositeurs comme Tatiana Probst, Nathanaël Gouin, Eric Goubert, Matthieu Stefanelli…
Diplômés des Conservatoires de Paris, de Lyon et d’Amsterdam, les six musiciennes et musiciens de Saxback sont unis par une grande connivence et un plaisir de jouer qui font de leurs concerts un feu d’artifice de musicalité, d’énergie et d’émotions.
Créé en 2016, Saxback a remporté en 2018 le deuxième prix du Concours international de musique de chambre « M-Prize » aux États-Unis.
L’ensemble se produit dans de nombreux festivals à travers la France — à La Folle Journée de Nantes, au Festival International de Musique de Besançon, aux Flâneries de Reims… mais aussi dans les lieux où la musique classique n’est que trop peu présente, en collaborant notamment
avec les Concerts de Poche — et à l’international, en Asie, en Belgique, au Luxembourg, en Turquie au Festival International de Musique de Chambre d’Istanbul… Le groupe entretient une forte relation avec la Corée du Sud qui les a accueillis en 2019 et en 2024.
Saxback collabore avec Kiwi Production pour sa production et sa diffusion.
Le répertoire du sextuor s’articule autour de différents programmes : Retour (Dessner, Bach, Scarlatti, Goubert, Berlioz), Tragic Love (Prokofiev, Debussy, Poulenc, Sibelius), et l’ambitieux Lumière Noire, objet du premier album de l’ensemble. Saxback collabore également avec le pianiste Nathanaël Gouin dans un programme en septuor autour de la Totentanz de Franz Liszt et de Khoros, composé par le pianiste et créé à La Folle Journée de Nantes 2025.
L’ensemble propose des moments de médiation culturelle et interviendra en marge de son concert au sein du festival KLASIK, auprès des jeunes musiciens de l’Orchestre des jeunes du Kreiz Breizh.
Voici l’histoire d’un amour empêché, entravé, bafoué, mais finalement victorieux, celui partagé par Clara et Robert Schumann.
1840, l’année de leur mariage est justement celle où Robert écrivit ses « Dichterliebe » «Les amours du poète » sur des poèmes de Heinrich Heine.
Le duo a choisi d’entrelacer les mélodies de ce cycle avec des Lieder composés par Clara principalement dans les années 1840, alors que s’épanouissait enfin leur amour, ainsi que d’une partie des lettres, parfois déchirantes, échangées en secret dans les années 1830 par les deux amoureux, grâce à la généreuse complicité d’amis.
Les deux artistes offrent dans leur musique leur cœur à nu, leur amour profond et indéfectiblement lié à l’art : C’est le Chant de l’Âme.
C’est en découvrant qu’ils partageaient tous deux un profond attachement de longue date au cycle Dichterliebe de Robert Schumann que Vérène Westphal et Pascal Gourgand se sont lancés dans la transcription de celui-ci pour baryton-basse et violoncelle, continuant l’aventure de la compagnie Alla Voce, qui s’est donné pour but de rendre les œuvres musicales accessibles à tous et partout.
La découverte de la musique si sensible et méconnue de Clara Schumann et l’histoire singulière de ce couple hors norme leur a donné pour ce nouveau projet l’idée de ce dialogue des âmes.

4 musiciens (ou presque) forme un quatuor. 4 personnalités bien éloignées, 4 vies différentes, 4 façons de jouer et de percevoir la musique et 1 objectif commun : le concert !
Ce spectacle mêle musique et théâtre pour mettre en scène la répétition de ce quatuor improbable, mais entre bandonéoniste, saxophonistes et percussionniste, comment se comprendre, répéter ensemble, rester concentré alors que tout éloigne ces musiciens…
La Compagnie KaléïdosCob, basée en Côtes d’Armor, développe des propositions théâtrales mêlant théâtre et musique. Après un premier spectacle inspiré du roman Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, elle présente Elle et Moi, une pièce sur l’amitié avec musique live. Le Quatuor est son troisième projet.
Gwénaële Le Doussal découvre le théâtre au sein d’un atelier où l’accent est mis sur les fondamentaux, la recherche collective, la mise au service du comédien pour et par le groupe. Elle rencontre ensuite l’improvisation et sa construction dramaturgique en direct avant de se tourner sur les explorations des formes longues, plus artistiques et croisant les arts. Pour elle, les acteurs ont pour mission de proposer un regard sur le Monde qui puisse être appréhendé par tous. Depuis 2008, elle transmet sa vision du Monde par des créations improvisées, des cours, l’organisation de stages et d’interventions en structures scolaires ou sociales… Formée par des parcours spécifiques aux intervenants comédiens (stages de réalisation avec des metteurs en scène de divers horizons dont Nathalie Bécue, sociétaire de la Comédie Française), elle ressent le besoin d’une formation plus académique et intègre le Conservatoire de Saint-Brieuc dont elle est diplômée (Certificat d’Études Théâtrales avec félicitations du jury). Mue par un ardent désir de travailler des spectacles pleinement aboutis, de jouer avec d’autres, de pousser la création multi-arts, de faire des choix qui lui ressemblent, elle monte la Compagnie KaléidosCob.
Aline Touseau commence sa découverte du monde artistique par la musique au Conservatoire du Mans (saxophone, pratique des orchestres et de la musique de chambre). C’est en devenant étudiante à l’Université Paris 8 qu’elle découvre le théâtre et sa pratique. Elle y rencontre dans son parcours différents professionnels qui l’initient, au-delà du jeu théâtral, à l’écriture pour le jeune public. Elle commence alors à écrire et jouer pour le jeune public dans différents lieux (centres aérés, hôpitaux spécialisés de la région parisienne). Poursuivant son cursus par l’étude de l’esthétique, la mise en scène, l’histoire théâtrale et la politique culturelle, elle aborde aussi le travail de la voix, du conte, de l’improvisation et de la manipulation de marionnettes.
La rencontre des étudiants en cinéma, musique, danse et beaux-arts l’oriente vers des formes de spectacles pluridisciplinaires et elle obtient sa licence Arts du spectacle, mention études théâtrales. Après différentes expériences professionnelles qui lui servent pour écrire ses pièces, elle est aujourd’hui comédienne, auteure, metteuse en scène et profesaseure de théâtre à l’École de Musique, Danse et Théâtre du Kreiz Breizh ainsi qu’au Pôle d’Enseignement Artistique du Petit Écho de la mode à Châtelaudren (Leff Armor Communauté).
Frantz Gandubert, musicien formé au Conservatoire de Paris (CNSMDP) en saxophone, musique de chambre et pédagogie, est lauréat de plusieurs concours internationaux (Avant-Scènes, Fnapec, A.Sax, Fondation Cziffra…). Son parcours l’amène à se produire en France (Opéra Bastille, Radio France, Cité de la Musique, Ircam, Théâtres du Châtelet et Mogador, Salle Pleyel, Festival de la Chaise-Dieu, …) ainsi qu’à l’étranger (Japon, Chine, Taïwan, Angleterre, Écosse, Pays Bas et Suisse). Il a fondé le Quatuor Osmose avec lequel il a joué entre 2003 et 2019 et a créé des pièces d’une jeune génération de compositeurs (Zuraj, Lima, Vivancos, Jorti, Michat…). Depuis 2009, il s’implique dans le développement des pratiques culturelles au sein de la Communauté de Communes du Kreiz Breizh (création du festival KLASIK, direction de l’École de Musique, Danse et Théâtre du Kreiz-Breizh et chef de projet Démos Kreiz Breizh en lien avec la Philharmonie de Paris).
Bandonéoniste de renommée internationale appréciée pour la finesse de ses interprétations, Kristina Kuusisto est diplômée de l’Académie Sibélius (Helsinki) et étudie le bandonéon avec Juan José Mosalini. Elle a une carrière de concertiste (Théâtre National de Finlande, France, Allemagne, Danemark, Suède, Royaume-Uni…), se produit au sein d’ensembles de musique contemporaine (2e2m, Ars Nova…), a collaboré avec divers ensembles, et participe à de nombreuses créations (Péniche-Opéra, ARCAL, pièces de Bernard Cavana et Gérard Pesson, musiques pour des films de Jonathan Demme et Aki Kaurismäki…). Elle a fondé deux quintettes Tango Volcano (Londres), Tango Nevez (Bretagne), se produit partout en Europe avec le Duo Dryades et rejoint plus récemment l’ensemble de tango contemporain Fleurs Noires. Elle prolonge ses activités en tant que pédagogue (au conservatoire de Gennevilliers jusqu’en 2001 puis à l’EMDT du Kreiz Breizh à paris de 2021).

Après une première semaine de résidence passée à l’EMDTKB à Rostrenen en août 2025 puis lors de la semaine du 20 au 24 octobre, les artistes réunis par le compositeur et saxophoniste Baptiste Boiron poursuivent leur cheminement vers la création d’un triptyque musical : Affleure de pierre, Affleure de terre et Affleure d’eau écrits par Baptiste Boiron pour saxophone alto/soprano, violoncelle, piano et percussions entre 2010 et 2020.
Fasciné par l’univers pictural si singulier de Pierre Tal Coat, Baptiste Boiron approfondit sa découverte de l’oeuvre de l’artiste au domaine de Kerguéhennec. Celle dernière nourrit alors sa pratique musicale, le poussant à composer des œuvres qui en sont directement inspirées. Dans le triptyque présenté, Baptiste Boiron intègre des éléments picturaux et des principes structurels guidés par l’œuvre de Tal Coat. La musique, ainsi influencée, cherche à offrir une expérience sensorielle directe plutôt qu’une simple représentation.
Baptiste Boiron est un compositeur et interprète (saxophone, clarinette) breton, nourri par les rencontres et les échanges artistiques.
Il a étudié la composition avec Jean-Yves Bosseur et a suivi les conseils de Yves Krier, Gérard Pesson, Alain Bioteau, Jonathan Harvey, Georges Aperghis, Bernard de Vienne et Roger Tessier. Il a reçu des commandes de divers ensembles et festivals.
En tant qu’interprète, il se forme dans différents conservatoires en France et obtient un Master de performance à l’université de Western Ontario (Canada). Il a fondé l’Ensemble Chrysalide, où il collabore avec de nombreux compositeurs et musiciens, se confronte aux arts plastiques, à l’improvisation et aux musiques traditionnelles de Bretagne. Il crée en 2020 un trio avec Bruno Chevillon et Frédéric Gastard, et travaille avec différents artistes : Médéric Collignon, Hélène Labarrière, Marthe Vassallo…
Pour ce projet, il s’entoure de deux musiciens issus de l’Ensemble Chrysalide, Benjamin Boiron au violoncelle et Nicolas Marchand aux percussions, ainsi que de Frédérique Lory, pianiste et elle-même compositrice.

Le duo rend hommage à quelques belles pièces de la musique classique du début du XXe siècle et notamment aux compositeurs français, Claude Debussy, Erik Satie (disparu il y a tout juste 100 ans) et Maurice Ravel (dont on fête le 150e anniversaire de sa naissance).
Les deux musiciens oscillent entre solo et forme sonate pour ce programme qui se veut tour à tour intimiste, humoristique et chaleureux.
Youenn Lorec (violon) étudie aux conservatoires de Lorient et Rueil-Malmaison. C’est avec la musique bretonne qu’il découvre le plaisir de la scène et de la musique partagée. Il évolue depuis dans de nombreuses formations éclectiques et exerce parallèlement son métier d’enseignant.
Ses goûts musicaux restent attachés résolument au répertoire classique sans refuser des incursions dans d’autres univers.
Romain Fonder (piano) se forme au conservatoire de Marseille puis dans les classes d’Hortense Cartier-Bresson à Paris et de Yevgeni Moguilevsky à Bruxelles. Il se tourne rapidement vers l’improvisation et la composition et sera amené à jouer à de nombreuses reprises avec des danseurs et danseuses professionnels, lors de masters-class et est invité à improviser pour la danse au Centre National de Danse et au Ballet de l’Opéra de Lyon.

Au son de mélodies de Hildegard von Bingen, une abbesse et visionnaire du XIIe siècle, cette balade chantée vous transportera au Moyen-Âge, au sein du site de l’Abbaye de Bon-repos.
En allant au contact des plantes qui nous entourent, vous serez immergés dans le monde végétal et musical de Hildegard von Bingen, et vous apprendrez à découvrir avec un œil nouveau ces herbes folles que nos pieds foulent au quotidien.
Chantées a capella par Maud Haering, ces mélodies de Hildegard qui touchent l’âme et parlent au cœur vous feront peut-être effleurer du bout des doigts un peu de Ciel sur la Terre.
La soprano française Maud Haering est passionnée par les répertoires de musiques anciennes depuis de très nombreuses années. A la fois membre d’ensembles de musique médiévale et de musique baroque, elle travaille régulièrement à l’étranger avec le Amsterdam Baroque Choir ainsi qu’avec le Collegium Vocale de Gand. Elle chante également depuis janvier 2022 sous la direction de Sébastien Daucé lors de nombreux concerts de l’ensemble Correspondances et a récemment commencé à travailler avec le chœur de chambre Les Éléments (Armide de Lully à l’opéra comique) et l’ensemble Jacques
Moderne tous deux dirigés par Joël Suhubiette. La jeune soprano se produit aussi régulièrement avec les ensembles de musique médiévale Discantus, Alla Francesca, Arborescence, Sine Cum et Palin(e) dans du répertoire polyphonique et monodique des XIIe, XIIIe et XIVe siècles où elle a pu bénéficier en 2022 avec l’ensemble Oneiroï d’une résidence incubateur afin de créer le spectacle : Trois Anneaux et autres récits décaméronesques.
La création d’un nouveau spectacle jeune public de l’ensemble Oneiroï a également eu lieu à l’Abbaye de Royaumont avec le soutien du Off du festival d’Avignon le 1er juin 2024 : Entre Ciel et Terre.
Passionnée par les plantes sauvages comestibles et médicinales depuis de nombreuses années, et après avoir suivi plusieurs stages du Chemin de la Nature depuis 2016 avec Christophe de Hody, Maud est diplômée en herboristerie depuis juin 2024 (École Bretonne d’Herboristerie – Cap Santé). Lauréate de la Fondation Royaumont depuis 2020, Maud participe activement à la création de spectacles musicaux à l’abbaye de Royaumont. Cette prestation autour de la musique et des plantes est donc pour elle un magnifique moyen de réunir ses deux vocations : le chant et la transmission des richesses de la nature


